100 actions gentilles – Bilan

Alors voilà, pendant 100 jours j’ai effectué consciemment une action gentille. Ces actions faisaient partie d’une liste proposée par un petit bouquin acheté à Londres appelé « 100 random acts of Kindness ». Le début de l’aventure ici.

Me voilà un peu plus d’une semaine après la fin de challenge. J’avais annoncé que je publierai le bilan une semaine après mon dernier article, mais en fait j’ai pas eu le temps. Le voici.

Qu’est-ce ça m’a apporté de cool?

J’ai du véritablement m’organiser certaines semaines afin d’accomplir mes 7 actions. C’était comme un défi hebdomadaire que j’organisais généralement le lundi. Je trouvais ça très satisfaisant de devoir être rigoureuse pour être gentille. Ça m’a permis également de faire des choses que j’avais jamais fait avant. Jamais de ma vie. Et que je compte refaire à l’avenir, par exemple bosser à la soupe populaire est maintenant entré dans mon programme mensuel. Je sais faire des enveloppes origami en forme de lapin. Je sais faire une guirlande.

Même si le fait d’en avoir une par jour risquait de rendre mes actions superficielles, j’ai aimé réfléchir à qui j’allais les offrir et pourquoi. J’ai été parfois surprise par les premiers noms qui me venaient à l’esprit et puis j’ai trouvé ça cool qu’ils soient apparus en premier, alors j’ai validé ma première idée. Ça a créé des surprises.

Ça m’a fait franchir certains pas. Certaines actions me demandaient plus de courage que d’autres, mettre une lettre dans la boîte d’un inconnu, remercier quelqu’un pour son job quotidien, laisser un cadeau à l’équipe de nettoyage du boulot, etc. J’ai aimé devoir sortir de ma zone de confort pour faire plaisir à quelqu’un.

Les commentaires et les discussions que ça a provoqué étaient plutôt positifs. J’ai senti que ça inspirait certains, que d’autres ont réalisé des actions après les avoir vues sur mon « blog » et d’autres encore ont été touchés d’avoir été choisis pour l’une des actions et me l’ont fait savoir. Ondes positives, bonjour.

J’ai aimé quand les actions se présentaient à moi naturellement, soit parce que des événements semblaient idéaux pour les réaliser (repas de famille, voyage entre amis, fin de mon contrat) soit parce que la proposition de quelqu’un amorçait l’action que je devais réaliser (dessiner, m’envoyer une lettre, parler de notre amitié, etc.). Sentiment de fluidité de l’univers.

Y avait du moins cool?

Oui. Forcément. En premier lieu, la culpabilité. Parfois j’avais beaucoup de choses à faire et je pensais sans cesse à mes actions à réaliser, à comment j’allais faire. Cette pression semblait très paradoxale au projet. Pas top d’être sympa quand on est tendu. J’ai parfois raté des jours et du rattraper plusieurs actions en un seul, ce qui n’allait pas non plus. La productivité m’a fait plus de bien que de mal, mais la part de pression n’est pas négligeable.

En ratant des jours ou en adaptant un peu certaines actions (je l’ai précisé à chaque fois), je me sentais pas forcément à l’aise non plus. J’avais l’impression de pas respecter le projet alors que personne ne le dirigeait à part moi. Boh.

La paranoïa de certains, que j’avais prédite, n’a pas manqué. Il m’est arrivé plusieurs fois de devoir assurer que je n’étais pas en train de faire une action, que j’avais juste envie de payer ce verre, de faire ce compliment ou ce cadeau. Ces moments m’ont vachement gênée, je sentais le côté négatif de la démarche et les moqueries que ça pouvait entraîner. Ce sont des moments où je me suis dit que j’aurais mieux fait de tenir le projet secret et de publier le tout à la fin. Mais que ça aurait été illisible. Bref. C’était pas agréable, mais pas dramatique non plus.

Pis à un autre niveau, c’est bizarre de sentir qu’on fait certaines actions à cause du bouquin et puis se rendre compte qu’on ne les réitère pas les jours suivants. Ce sentiment de mettre des coches et de s’arrêter là. Forcément, c’est rude d’être « gentil » partout, tout le temps et avec tout le monde. Mais ça faisait bizarre quand même.

Enfin…

J’ai pu effectuer des actes très différents les uns des autres. Certains m’ont fait du bien, d’autres ne m’ont pas fait grand chose et d’autres encore m’ont carrément tendu. Après tout ça, je me demande ce que ça veut dire « gentil »? Dans le bouquin y a trois catégories de choses, faire (1) quelque chose pour quelqu’un (1) ou lui offrir quelque chose (2). Faire quelque chose pour soi (3). J’arrive pas à dire ce qui faisait le plus de bien, c’est trop difficile d’évaluer le bien qu’on fait. Bien sûr j’ai eu des réponses, des commentaires, des câlins, des mercis, mais c’est dur de savoir quel impact émotionnel il y a derrière. Pis c’est peut-être pas l’idée de savoir ce que les autres ont pensé…mais alors comment on fait si on veut savoir si on est gentil? Bah je pense en effet que c’est quelque chose de régulier, qui ne se limite pas à donner, mais plutôt à être disponible, à être pleinement là et à anticiper un peu certains besoins de ceux qui nous entourent. Pis y a sûrement d’autres moyens, je vais pas formuler d’avis tranché, ni donner de réponse arrêtée parce que j’en sais rien. Je sais juste certaines actions m’ont fait plus de bien que d’autres et que je pense que c’est difficile d’être sympa quand on est tendu, je répète. Donc je vais continuer de choisir des gens, de créer des moments et d’être disponible au quotidien un maximum pour tout ce qui m’entoure.

Love.

giphy

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